Île des Pins

Île des pins

Un mercredi matin, nous voici parti pour l’île des pins. Une longue soirée de préparatifs (camping oblige), un réveil matinal et nous voila parti pour la gare maritime où nous devons embarquer sur le Betico (le bateau assurant les liaison entre le Caillou et les îles). Arrivée 20min avant l’heure de départ nous pension être large, pourtant notre séjour sur l’île paradisiaque a bien failli ne pas avoir lieu! Il faut en effet être présent pour l’embarquement 1h30 à l’avance, incroyable pour un petit bateau!!! Mais après avoir fait « les yeux de la pitié » au commandant nous avons pu tout de même embarquer avec tout notre équipement 🙂

 Oufff… nous quittons la Grande Terre  et nous voilà partie pour 70km vers le sud-est direction l’île Mélanésienne la plus méridionale.

L’île des pins fait 17 km de long sur 14 km de large et s’élève à 262m au dessus du niveau de la mer. C’est en fait un atoll surélevé, et sans rivière. Sa géologie est unique : des cavernes de calcite furent inondées, en dessous et au dessus du niveau de la mer. Elle est peuplée d’environ 1400 habitants, exclusivement  Mélanésiens.

L’île des pins fut découverte en 1774 par le commandant Cook qui en approchant  crut  que les pins colonaires (Araucaria columnaris), dont l’île tient son nom, étaient des stalagmites ! 

En raison de son éloignement, l’île des pins est restée pratiquement telle que Cook l’a découverte : immaculée, avec de grandes plages de sable blanc et des forêts intactes.

La baie de Kanuméra et son rocher sacré. Ce rocher est « tabou » c’est à dire interdit car considéré comme sacré, il est donc formellement défendu de l’escalader. Cette plage est notre préférée de l’île et donc certainement notre préférée tout court! Elle est tout simplement splendide.

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Pic N'Gâ

Le Pic Ngâ, 262 mètres, point culminant de l’île des Pins

Il émerge d’un petit massif montagneux situé au sud-ouest du plateau qui occupe la plus grande partie de l’île. Visible de très loin, il est un repère de navigation très utilisé.

Il est facile de se tromper de chemin sur le début de la balade, beaucoup de racine et un sentier qui se confond avec le lit d’un ruisseau à sec. Une fois sur le bon itinéraire il n’est plus possible de se perdre, il suffit de monter bien raide et à découvert jusqu’au sommet! Ce n’est pas long mais il faut penser à prendre une casquette et de l’eau sous peine de finir grillé ! L’ascension nécessite un peu de sueur mais le point de vue vaut vraiment le coup !  

Après l’ascension du pic N’gâ nous continuons notre journée marche par le tour de l’éperons rocheux qui sépare le baie de Kanuméra de celle de Kuto. Très jolie balade, nous l’avons faite à la tombée du jour et cela doit être encore plus beau en journée lorsque le soleil procure aux baies de jolies couleurs turquoises.

Baie d'Upi

La baie d’Upi est une petite mer intérieure fermée par l’île de  Koutomo et la presqu’île d’Oro. L’eau y est turquoise et les îlots rocheux qui la parsème nous ont donné l’impression d’être an Asie. Nous avons découvert la baie en pirogue traditionnelle à balancier, c’est un « vrai truc à touristes » mais qu’est ce que c’est chouette ! Environs 1h30 de traversée à la voile dans la tranquillité et la beauté du site, que demander de mieux ! 

Piscine Naturelle

Une fois la baie d’Uni remonter il faut traverser la foret pour rejoindre la piscine naturelle. Environs 30min de marche dans une jolie ambiance verte mais attention aux moustiques qui sont très nombreux !!!

Bras de mer entre baie Opwai et baie d'Or

Bras de mer entre baie Opwai et baie d’Oro

Rivière de Sable

Après une première halte à la piscine naturelle, qui ressemblé malheureusement à une piscine municipale de part le nombre de personne dans l’eau (et oui les groupes d’Australiens et de Japonais sont nombreux et pas très discrets), nous longeons la rivière de sable afin de rejoindre le restaurant. Nous allons manger tôt en espérant pouvoir profiter de la piscine naturelle une fois les « touristes » partis !   

Le Kou-Gny

Au menu du midi LANGOUSTE! C’est la spécialité de Kou-Gny, certaines persones viennent de la Grande-Terre jusqu’ici juste pour les succulentes langouste proposées dans ce tout petit restaurant ! Les pied dans le sable, sous les filaos et vue sur la baie d’Oro, le cadre est au sensationnel que la nourriture. Miam…

Pour cette journée nous avons eu la chance de partager la pirogue avec un groupe bien sympa qui logé au même camping que nous. Nous avons aussi partagé avec eux le trajet à pied, le repas et puis finalement la journée entière ! Le petit groupe était composé de Fred et Didier, deux potes passionnés de photos et très drôles, de Guilhem (un jeune habitant Nouméa) et sa maman en vacance en Calédonie pour 3 semaines, d’un jeune couple bien sympa sur le point de rentrer en  métropole et dont on ne se rappelle malheureuse pas les noms et d’une parisienne adepte des voyages organisés dont on a aussi oublié le nom (Oups bientôt on oubliera notre tête !).

Avec le ventre bien remplie nous repartons à la piscine naturelle, déserte, le cadre est splendide ! On peut également faire du snorkelling mais les poissons sont devenu un peu bizarre à force de voir trop de touristes, et ce n’est pas une blague ils viennent carrément sur nous en espérant avoir à manger et gare à Némo, il mort, et fort en plus ! Et oui le poissons clown est territorial est défend son anémone « au péril de sa vie », haha l’image du petit poisson tout mignon en prend un coup, gare à Némo ! 

Après une journée bien chargée petite balade sur la plage de Kuto puis retour au camping où un deuxième repas langouste nous attend ! Et oui on ne se prive de rien (en fait c’est un couple bien sympa qui les a partagé car un piroguier leur en avait donné) ! Et pour finir petite soirée sur la plage de Kanuméra à deux pas du camping.

Notre Dame de l'Assomption

Troisième jour sur l’île, nous prévoyons d’en faire le tour, en vélo ! Pénurie d’essence oblige et puis c’est plus sportif ! 

Premier stop : le village (ou plutôt hameau) de Vao et son église pittoresque. Construite en 1860, par les Kuniés (le peuple autochtone de l’île) avec l’aide des Missionnaires protestants et les bagnards exilés sur l’Ile, Notre Dame de l’assomption fut par la suite agrandit afin d’accueillir le nombre croissant de fidèle.

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Statue St Maurice

Deuxième stop: la baie de St-Maurice et son monument qui commémore  l’arrivée des premiers missionnaires à l’île des pins. Il s’agit d’un statue de St Maurice entourée d’une palissade de totem, bel exemple du mélange entre croyances traditionnelles et foi chrétienne.

Grotte de la Reine Hortense

Troisième stop: La grotte de la reine Hortense est située au beau milieu de l’île , après l’embranchement de la baie d’Oro (tribu de Téouté), ça commence à faire du trajet en vélo… La grotte de la reine Hortense est célèbre pour avoir servi de refuge temporaire à la reine du même nom. La végétation luxuriante alentour est magnifique, de même que l’entrée de la grotte ! C’est là que la reine Hortense aurait trouvé refuge entre 1855 et 1856, lorsque les tribus se livraient bataille pour la succession. A l’entrée, ce trouve un temple dédié à sa mémoire. Au fond, une dalle aurait servi de couche à la reine.  Elle repose à Vao. Son portrait est toujours visible dans de nombreux gîtes et maisons de l’île.

L’entrée  de la grotte est payante (200f). Nous ne l’avons pas trouvé  particulièrement impressionnante mais le chemin qui y mène est jolie et la grotte l’estqu’en même aussi . N’oubliez pas la lampe torche et attention aux glissades !

Baie des Crabes

Quatrième stop: Baie des crabes, nous voici à la pointe nord au bout de l’île. C’est l’heure d’un petit pic nique bien mérité. La baie est d’une grande tranquillité et à l’air vraiment belle, dommage il faisait gris et la marée était basse ce qui a rendu le site un peu tristounet. La baie porte bien sont nom, des dizaines et dizaines de crabes de toutes les tailles, formes et couleurs se cachent dans les trous le long du chemin et sur la plage !

Baie de Ouaméo

Cinquième stop:  baie de Ouaméo, après avoir traversé un foret de banians impressionnants nous arrivons sur cette grande plage de sable blanc. Petite pose photo et jeux avec copain chien trop mignon ! 

Grotte de la troisième

Sixième stop (ça commence à être fatigant) :  Grotte de la troisième. Son nom vient de la troisième communauté de forçats qui l’ont utilisée, au début du siècle. Une partie de cette grotte est inondée d’eau douce, stalactites, stalagmites et colonnes comprises. 
Au bout d’un long chemin à travers la jungle, en vélo nous atteignons un bénitier dans lequels il faut laisser quelques pièces comme droit de passage. On entre dans la grotte par une descente glissante entre les stalactites et stalagmites des différentes salles non immergées puis on arrive  à la nappe souterraine. Le spectacle est grandiose : formations rocheuses immenses et eau limpide. Nous l’avons largement préféré à celle de la reine Hortense.

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Cimetière

Septième stop (la c’est vraiment troooop fatigant !): Cimetière des Déportés de l’île des Pins, à Kuto date de la période 1872-1880 durant laquelle plusieurs convois de déportés accostent dans la Baie de Kuto. Parmi eux, des condamnés politiques de la Commune de Paris et des déportés Kabyles qui s’étaient opposés à la conquête de l’Algérie en 1871. Plus de 240 déportés sont morts à l’île des Pins sur 3000 qui y séjournèrent, une tombe à été dressée au centre du cimetière, à leur mémoire. Le cimetière a été remanié en 1913 par les derniers déportés qui ont ajouté des pierres pour dessiner les tombes, construit des barrières ainsi que le mémorial.

Si c’est un lieu historique incontournable, il ne vaut quand même pas la peine de monter en vélo l’horrible côte en haut de laquelle il se trouve. A faire si vous en voiture !  
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Vestige du Bagne

Huitième et dernier stop (youpiii) : Vestiges du bagne. A deux pas de la baie de Kuto, se trouvent les ruines des bâtiments du pénitencier où se succédèrent 3000 communards de Paris (1872). C’est un lieu émouvant et impressionnant où la végétation reprend peu à peu le dessus. Nous avons beaucoup aimé.

Natawatch

Quelques petites photos du super camping où nous avons séjourné. Un camping de zoreils certes, mais très jolie et tout confort avec même un peu d’eau chaude, très rare ici !!!

Notre retour sur le Caillou a malheureusement été anticipé, dommage on serait bien resté plus longtemps. Le Betico ne prenait pas la mer pour cause de vent et houle (mais on se demande tout de même si ne n’était pas juste pour cause de « pas envie ») et nous avons donc due rentrer en avions. Toutes les personnes ayant prévu de rentrer en bateau s’étant ruée sur les billets d’avions nous n’avons pas eu d’autre alternative que de rentré avec 1 jour et demi d’avance sur ce que nous avions prévu mais on a quand même bien profité !

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